Pourquoi Les Démocrates ont sombré ? Les vérités d’Eugène Azatassou après la débâcle électorale
Avec seulement 16 % des suffrages valablement exprimés à l’issue des élections législatives de 2026, le parti Les Démocrates (LD) a subi l’une des plus lourdes défaites de son histoire politique récente. Une contre-performance qui interroge et suscite débats au sein de l’opinion nationale. Pour Eugène Azatassou, vice-président du parti, cet échec n’est ni fortuit ni isolé : il est le résultat d’un enchaînement de failles politiques, organisationnelles et stratégiques.
Une opposition incapable de parler d’une seule voix
Premier facteur évoqué : l’échec du rassemblement de l’opposition. Selon Eugène Azatassou, l’unité tant espérée n’a jamais véritablement pris forme.
« Nous n’avons pas pu rassembler toute l’opposition comme nous le souhaitions. Chacun est allé de son côté. Nous nous sommes retrouvés effectivement seuls », reconnaît-il.
Cette dispersion des forces a considérablement affaibli le poids électoral de LD, laissant le parti affronter seul une machine politique bien organisée de la mouvance présidentielle.
Pressions sur le terrain et asphyxie financière
Au-delà du manque de cohésion, le vice-président des Démocrates dénonce des entraves répétées sur le terrain. Plusieurs rassemblements du parti auraient été dispersés sous divers prétextes administratifs ou sécuritaires, limitant la capacité de mobilisation des militants.
À cela s’ajoute un assèchement des ressources financières : « Depuis 2023, nous n’avons plus eu de financement », confie Eugène Azatassou, évoquant un véritable blocage qui a lourdement pesé sur la campagne électorale.
Crises internes et flou autour de la présidentielle 2026
Autre élément déterminant : les tensions internes liées à la présidentielle de 2026. L’absence de désignation d’un candidat consensuel aurait entretenu le doute et fragilisé la dynamique du parti.
« Le fait que le candidat de 2026 n’ait pas été désigné… tout cela a compté », admet-il.
Le vice-président souligne également l’impact négatif de l’absence du parti lors des élections communales, ainsi que le manque d’engagement réel de certains alliés politiques, restés en marge du combat.
Après l’échec, l’appel à la responsabilité collective
Malgré la déroute, Eugène Azatassou refuse le fatalisme. Il appelle à une solidarité plus active et à un engagement sincère des forces politiques proches de LD.
« Ce que j’attends des amis dans cette situation, ce n’est pas de nous regarder. Qu’ils se portent, qu’ils s’investissent, qu’ils s’impliquent », martèle-t-il.
Un message clair : pour espérer rebondir, Les Démocrates devront tirer toutes les leçons de cet échec, panser leurs divisions et reconstruire une opposition crédible, unie et résolument tournée vers l’avenir.
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