Le député de la 20ᵉ circonscription électorale, Mathias KOUWANOU, alias Akoma, membre du Bloc Républicain, apporte son soutien au président du Sénat, Patrice TALON, dans le débat sur l’élaboration annoncée d’une loi relative aux associations religieuses au Bénin. Pour le parlementaire, l’initiative mérite d’être encouragée, car elle pourrait permettre de mieux organiser le secteur tout en préservant la liberté de religion et le caractère laïc de l’État.
La perspective d’une nouvelle réglementation des associations religieuses continue d’alimenter les discussions au sein de l’opinion publique béninoise. Alors que certains s’interrogent sur la compatibilité d’un tel texte avec la laïcité de l’État, le député Mathias KOUWANOU, alias Akoma, se veut rassurant.
Pour l’élu de la 20ᵉ circonscription électorale, la démarche portée par le président du Sénat, Patrice TALON, doit être comprise comme une volonté de renforcer le cadre juridique applicable aux organisations religieuses et non comme une remise en cause de la liberté de culte.
Akoma soutient la démarche de Patrice TALON
Mathias KOUWANOU considère que la réflexion engagée autour d’une législation sur les associations religieuses répond à des réalités auxquelles le Bénin est aujourd’hui confronté.
Le parlementaire estime que les institutions de la République ont vocation à travailler ensemble sur les questions d’intérêt national. À ce titre, il juge légitime que le président du Sénat puisse prendre position et annoncer son souhait de voir évoluer le cadre légal dans un domaine aussi sensible que celui des organisations religieuses.
Pour Akoma, la déclaration de Patrice TALON doit donc être considérée comme une contribution au débat national et comme une invitation à réfléchir aux moyens de mieux encadrer un secteur devenu particulièrement dynamique.
Laïcité et réglementation : pas de contradiction
L’un des principaux arguments avancés par le député concerne le rapport entre la laïcité et la réglementation des activités religieuses.
À ses yeux, le caractère laïc du Bénin ne signifie pas que les associations religieuses doivent fonctionner sans règles. La laïcité garantit la liberté de conscience et de religion, mais cette liberté doit, comme toutes les autres, s’exercer dans le respect de la loi et de l’ordre public.
Le futur cadre juridique pourrait ainsi permettre de mieux définir les conditions de création, de fonctionnement et de responsabilité des associations religieuses, sans intervenir dans les convictions personnelles des citoyens.
Davantage de transparence
Pour Mathias KOUWANOU, l’encadrement du secteur devrait également permettre d’améliorer la transparence dans la gestion des organisations religieuses.
La question des sources de financement, de la gouvernance interne et de l’utilisation des ressources mérite, selon lui, une attention particulière. Un dispositif clair permettrait de renforcer la responsabilité des dirigeants d’associations et de prévenir d’éventuelles dérives.
L’objectif serait donc d’instaurer des règles communes applicables à toutes les organisations, quelles que soient leur confession ou leur obédience.
Préserver l’ordre public
Le député du Bloc Républicain met également l’accent sur la nécessité de concilier liberté religieuse et tranquillité publique.
Les nuisances sonores liées à certaines activités de culte, l’occupation des espaces publics ou encore l’organisation de rassemblements à certaines heures sont autant de situations qui peuvent créer des tensions entre lieux de culte et populations riveraines.
Pour Akoma, une réglementation responsable devrait permettre de résoudre ces difficultés sans empêcher les fidèles de pratiquer leur religion.
Il s’agit, selon cette approche, de faire en sorte que la liberté des uns ne porte pas atteinte aux droits des autres.
« Réglementer n’est pas interdire »
Le député Mathias KOUWANOU insiste ainsi sur une distinction essentielle : encadrer les associations religieuses ne revient pas à interdire la pratique religieuse.
Au contraire, un cadre légal précis pourrait contribuer à sécuriser davantage les activités des organisations confessionnelles et à garantir à leurs membres l’exercice de leur liberté dans un environnement apaisé.
L’élu invite donc à ne pas transformer le débat en opposition entre l’État et les religions. Pour lui, les pouvoirs publics ont plutôt la responsabilité de créer les conditions d’une coexistence harmonieuse entre les différentes confessions présentes au Bénin.
Un soutien assumé au projet
À travers sa position, Mathias KOUWANOU, alias Akoma, affiche clairement son soutien à l’orientation défendue par Patrice TALON sur cette question.
Le député estime que le moment est venu d’ouvrir un débat de fond sur les règles devant régir les associations religieuses, en associant les responsables des différentes confessions, les juristes, les acteurs politiques et les organisations de la société civile.
Pour lui, toute réforme devra cependant préserver les principes fondamentaux de la République, notamment la liberté de conscience, la liberté de religion, la laïcité et le respect de l’ordre public.
Vers un débat parlementaire attendu
Si le projet venait à être soumis au Parlement, il devrait ouvrir une nouvelle séquence de discussions sur la place et les responsabilités des organisations religieuses dans la société béninoise.
En affichant son soutien à Patrice TALON, Mathias KOUWANOU entend ainsi contribuer à une réflexion qu’il considère nécessaire pour accompagner l’évolution du paysage religieux national.
Pour le député de la 20ᵉ circonscription électorale, l’enjeu n’est donc pas de restreindre la foi, mais de mieux organiser le secteur, renforcer la responsabilité des associations et garantir une coexistence paisible entre les différentes communautés religieuses.
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