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Éducation et nutrition scolaire

Les cantines scolaires, moteur de réussite dans les écoles primaires

Les cantines scolaires, moteur de réussite dans les écoles primaires

Au Bénin, le programme des cantines scolaires s’impose progressivement comme un puissant outil de soutien à l’éducation. En offrant des repas aux élèves des écoles primaires publiques, l’initiative contribue à améliorer la fréquentation scolaire, la concentration en classe et les performances des apprenants.

L’éducation renforcée par l’alimentation

L’alimentation scolaire constitue un facteur déterminant dans le développement physique et intellectuel des enfants. Au Bénin, le Programme national d’alimentation scolaire intégré (Pnasi) s’est imposé comme un pilier du système éducatif. Au cours de l’année scolaire 2024-2025, le dispositif couvre près de 80 % des écoles primaires publiques et profite à plus de 300 000 élèves. Les autorités ambitionnent d’étendre cette couverture à l’ensemble des écoles d’ici 2026 afin de garantir à chaque écolier un repas quotidien à l’école.

Des résultats encourageants

L’impact du programme est déjà perceptible sur le terrain. Selon les données disponibles, le taux d’abandon scolaire a reculé d’environ 4 % depuis la mise en place des cantines scolaires. Par ailleurs, plus de 90 % des élèves se déclarent satisfaits des repas servis.

Depuis l’année scolaire 2024-2025, la gestion du programme est assurée par l’Agence nationale de l’alimentation et de la nutrition (Anan), qui a pris le relais du Programme alimentaire mondial (Pam). En 2023, près de 10 milliards de francs CFA ont été mobilisés pour l’achat de produits alimentaires locaux destinés à l’approvisionnement des cantines.

Un dispositif à dimension sociale

Dans la même dynamique, le gouvernement du président Patrice Talon envisage d’élargir les cantines scolaires à d’autres communes du pays. Parallèlement, une mesure vise à soutenir la scolarisation des jeunes filles en prenant en charge les frais de scolarité des élèves inscrites dans les séries scientifiques au lycée et dans l’enseignement secondaire général. Cette initiative, évaluée à 3,44 milliards de francs CFA, entend favoriser le maintien des filles à l’école tout en soulageant les familles.

Sécuriser les stocks alimentaires

La réussite du programme passe également par la protection des vivres destinés aux cantines. La Police républicaine s’implique ainsi dans la sécurisation des lieux de stockage afin de prévenir les cambriolages et les détournements. Son porte-parole, Eric Yérima, appelle les populations à collaborer avec les forces de sécurité en signalant toute tentative de vol ou de soustraction frauduleuse de vivres.

Un impact économique et social

Au-delà de l’école, les cantines scolaires participent à la dynamique de développement local. L’approvisionnement en produits agricoles auprès des producteurs nationaux crée des débouchés pour les agriculteurs, notamment les jeunes et les femmes, tout en stimulant la filière agroalimentaire dans les zones rurales.

En renforçant la présence des élèves à l’école et en améliorant leurs conditions d’apprentissage, ce programme contribue également à l’application de la loi sur l’obligation scolaire et à l’atteinte de l’objectif de développement durable relatif à l’éducation de qualité. Les cantines scolaires instaurent ainsi un cercle vertueux entre nutrition, réussite scolaire et développement économique.

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