Le melon, plante herbacée de la famille des cucurbitacées, est originaire d’Afrique et figure parmi les fruits les plus appréciés pour son goût sucré et sa chair juteuse. Au Bénin, sa culture se développe progressivement dans plusieurs régions du pays, notamment au Sud, au Centre et dans l’Atacora.
Cette plante proche de la courgette, du concombre ou encore de la courge, se distingue par sa liane rampante, ses larges feuilles et ses vrilles qui lui permettent de s’accrocher au sol. Sur le marché, les variétés les plus courantes et les plus prisées restent le cantaloup reconnaissable à sa chair orange et à son écorce réticulée – et le honeydew, appelé melon miel, doté d’une chair verte très sucrée.
Riche en eau, en vitamines et en minéraux, le melon constitue un véritable allié pour l’hydratation en période de chaleur. Faible en calories, il est également recommandé dans les régimes alimentaires équilibrés.
Au Bénin, sa culture reste toutefois dépendante des conditions climatiques. La plante exige chaleur et ensoleillement constant, avec une température optimale avoisinant les 30°C, ce qui limite les périodes de semis et les zones de production. Le melon apprécie particulièrement les sols frais, fertiles, bien drainés et protégés du vent. L’arrosage doit être régulier mais maîtrisé afin d’éviter l’humidification du feuillage, sensible aux maladies.
Si le fruit béninois conquiert de plus en plus les consommateurs, les statistiques locales sur les volumes de production demeurent rares. Les recherches disponibles se concentrent encore trop sur les géants mondiaux du secteur comme la Chine, la Turquie, l’Inde ou la France. Une meilleure valorisation de la filière pourrait pourtant renforcer son importance économique et offrir de nouvelles opportunités aux producteurs du pays.
Un fruit plein de promesses donc, qui n’attend que de meilleures politiques agricoles et une communication renforcée pour s’imposer sur les marchés locaux et régionaux.
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