Le gouvernement béninois est monté au créneau à la suite du décès d’une jeune femme au Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé (CHUD/O), une affaire qui a suscité une vive émotion dans l’opinion publique. Réuni en Conseil des ministres, l’Exécutif a annoncé l’ouverture d’enquêtes approfondies afin de situer les responsabilités et de faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame.
Face à la gravité des faits rapportés, le président de la République, Patrice Talon, a donné des instructions fermes pour qu’aucune zone d’ombre ne subsiste dans ce dossier. Dans cette dynamique, le ministre de la Santé s’est rendu sur les lieux afin de s’informer directement de la situation, recueillir les premiers éléments et apprécier les conditions dans lesquelles le décès est survenu.
Une procédure d’investigation à double volet
À l’issue de cette visite ministérielle, une enquête administrative a été immédiatement déclenchée. Elle vise à examiner le fonctionnement de la formation sanitaire concernée et à identifier d’éventuels manquements professionnels ou dysfonctionnements internes. Parallèlement, une enquête judiciaire a été ouverte par le procureur de la République afin de déterminer les responsabilités pénales, le cas échéant.
À travers ces démarches, le gouvernement entend réaffirmer son engagement en faveur de la transparence, de la redevabilité et du respect des droits des usagers du service public de santé. « Le chef de l’État a instruit pour que les enquêtes administrative et judiciaire soient conduites avec la plus grande rigueur, afin que les responsabilités soient clairement établies », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji.
Les autorités assurent que les conclusions des enquêtes seront rendues publiques et que des mesures appropriées seront prises, conformément aux résultats qui en découleront.
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