À quelques semaines de l’élection présidentielle d’avril 2026, la bataille du taux de participation s’annonce comme un enjeu majeur pour les formations politiques de la majorité. Dans les 77 communes du Bénin, les nouveaux maires récemment désignés sont désormais attendus sur leur capacité à mobiliser les électeurs. Un véritable test politique pour les choix stratégiques opérés par les leaders de la mouvance présidentielle, notamment Joseph Fifamè Djogbénou et Abdoulaye Bio Tchané.
L’élection présidentielle d’avril 2026 ne sera pas seulement une confrontation entre candidats. Elle constituera également une épreuve grandeur nature pour la gouvernance politique locale issue des dernières désignations opérées au sein des conseils communaux. Dans les 77 communes du pays, les nouveaux maires héritent d’une mission implicite mais stratégique : relever significativement le taux de participation électorale.
Après les élections communales et l’installation des exécutifs locaux, la majorité présidentielle a procédé à des arbitrages parfois délicats pour confier les rênes des municipalités à des profils jugés capables d’assurer cohésion politique et efficacité organisationnelle. Désormais, l’heure de la vérité approche. La présidentielle apparaît comme le premier indicateur concret de la pertinence de ces choix.
Pour plusieurs observateurs, la mobilisation électorale dépasse la simple question partisane. Elle engage la crédibilité des nouvelles équipes communales auprès des populations. Capacité d’écoute, proximité avec les administrés, gestion inclusive et dynamique de terrain seront autant de facteurs déterminants pour convaincre les électeurs de se rendre massivement aux urnes.
Dans cette perspective, les nouveaux maires devront démontrer leur aptitude à fédérer au-delà des clivages internes, notamment dans les communes où subsistent encore des rivalités issues des processus de désignation. La cohésion locale devient ainsi une condition essentielle pour éviter l’abstention et renforcer l’ancrage démocratique.
Au sommet de la majorité, l’enjeu est tout aussi stratégique. Les responsables politiques qui ont conduit les arbitrages et validé les équilibres internes seront naturellement évalués à l’aune des résultats enregistrés dans les communes. Pour Joseph Fifamè Djogbénou, président de l’Union Progressiste le Renouveau, comme pour Abdoulaye Bio Tchané, figure majeure de la mouvance présidentielle, la mobilisation électorale constituera un indicateur de l’efficacité de leurs orientations politiques et organisationnelles.
Au-delà des chiffres, la présidentielle de 2026 pourrait ainsi redéfinir les rapports de forces internes au sein de la majorité. Une forte participation renforcerait la légitimité des nouveaux exécutifs communaux et conforterait les stratégies adoptées. À l’inverse, une mobilisation insuffisante ouvrirait inévitablement le débat sur la pertinence de certains choix opérés lors des dernières désignations.
Plus qu’un scrutin national, la présidentielle à venir s’annonce donc comme un véritable examen politique pour les nouveaux maires, appelés à transformer leur légitimité institutionnelle en capacité réelle de mobilisation populaire sur l’ensemble du territoire.
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