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Réglementation du bruit au Bénin

Interdiction ignorée : les salles en bâches prolifèrent

Interdiction ignorée : les salles en bâches prolifèrent

Malgré l’interdiction formelle des salles de fêtes en bâches au Bénin, le phénomène persiste et prend même de l’ampleur. Entre la multiplication des installations et leur intégration dans des espaces de loisirs, la mesure gouvernementale peine à produire ses effets.

Le communiqué du ministre José Tonato est sans équivoque : les salles de fêtes en bâches sont interdites sur toute l’étendue du territoire national. Pourtant, sur le terrain, la réalité est tout autre.

Dans plusieurs villes, ces installations continuent non seulement d’exister, mais de se multiplier. De nouveaux sites émergent, parfois à ciel ouvert, parfois dissimulés derrière d’autres activités commerciales. Cette prolifération traduit un manque d’effectivité des mesures prises par les autorités compétentes.

Plus préoccupant encore, certains espaces de loisirs, notamment des parcs d’attraction, se transforment progressivement en véritables complexes festifs. Sous couvert d’activités récréatives, ces lieux sont désormais « irrigués » par des installations de fortune servant de salles de fêtes, avec les mêmes nuisances sonores décriées.

Cette situation met en évidence un décalage entre la norme et sa mise en application. Si le gouvernement annonce des patrouilles et des sanctions, leur impact reste peu perceptible pour l’instant. Les populations riveraines, premières victimes du bruit excessif, continuent de subir les désagréments au quotidien.

Face à cette réalité, la question de l’efficacité du contrôle se pose avec acuité. Sans une action rigoureuse, coordonnée et constante, l’interdiction risque de rester lettre morte, laissant place à une anarchie sonore incompatible avec les ambitions d’un cadre de vie sain.

Candide AHOUDJI

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