À partir du 1er janvier 2026, la circulation des camions de plus de dix (10) tonnes sera désormais encadrée dans l’agglomération du Grand Nokoué. Le gouvernement béninois a adopté de nouvelles mesures pour réduire les accidents, protéger les infrastructures routières et améliorer le cadre de vie des populations.
Dans un communiqué officiel, le ministre du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement Durable, a rappelé que la présence massive des poids lourds dans les villes de Cotonou, Abomey-Calavi, Porto-Novo, Ouidah et Sèmè-Podji provoque d’importants désagréments : dégradation accélérée des routes et trottoirs, affaissement des caniveaux, stationnements anarchiques, sans oublier leur implication fréquente dans des accidents souvent graves.
Un décret ferme et précis
Pour répondre à ces préoccupations, le décret n°2025-508 du 03 septembre 2025 fixe désormais des règles strictes. Trois itinéraires obligatoires sont définis pour les camions venant du Port autonome de Cotonou et traversant le Grand Nokoué, avec des passages balisés par des carrefours stratégiques tels que Zongo, Étoile Rouge, Stade de l’Amitié, Échangeur de Godomey, ou encore Akpro-Missérété.
Les poids lourds seront autorisés exclusivement entre 23h et 6h du matin. En dehors de ces horaires et en dehors des itinéraires fixés, leur circulation est strictement interdite. L’accès aux voies secondaires et aux routes urbaines de desserte leur est également proscrit.
Une police de la circulation renforcée
La Police Républicaine sera chargée du contrôle et de l’application rigoureuse de ces mesures. Tout contrevenant s’exposera à des sanctions prévues par la réglementation en vigueur.
Un objectif : protéger et fluidifier
En limitant le nombre de camions aux heures de pointe, le gouvernement entend fluidifier le trafic dans le Grand Nokoué, réduire les nuisances sonores et la pollution, mais surtout protéger les usagers vulnérables de la route.
Ces nouvelles dispositions marquent un pas important dans la gestion durable de la circulation et la préservation des infrastructures. Reste à voir comment transporteurs et usagers s’adapteront à ce nouveau cadre à partir de janvier 2026.
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