(À quand le tour de Porto-Novo, Abomey-Calavi, Parakou et autres villes du Bénin ?)
Après plusieurs mois de sensibilisation, les autorités municipales passent à la phase opérationnelle pour libérer les espaces publics occupés et renforcer l’ordre urbain. Une démarche qui pourrait relancer le débat sur la gestion des emprises publiques dans les autres grandes villes du pays.
C’est désormais le temps de l’action à Cotonou. Après une longue période consacrée à la sensibilisation des occupants, les autorités municipales annoncent le démarrage, dès ce lundi, d’une opération de libération des espaces publics.
L’opération concerne les espaces publics occupés de manière irrégulière, notamment ceux utilisés pour des activités commerciales ou diverses installations qui empiètent sur les emprises destinées à l’usage collectif.
Pendant plusieurs mois, les autorités ont privilégié la sensibilisation et l’information des personnes concernées. Cette période devait permettre aux occupants de se conformer aux dispositions en vigueur et de libérer volontairement les espaces concernés.
Désormais, la phase opérationnelle s’ouvre. À travers cette initiative, la municipalité entend rétablir la vocation des espaces publics, faciliter les déplacements et contribuer à l’amélioration du cadre de vie.
Une problématique qui dépasse Cotonou
La situation des espaces publics ne concerne toutefois pas uniquement la capitale économique. Dans plusieurs villes béninoises, l’occupation des trottoirs, des abords des voies, des places publiques et d’autres emprises constitue également une réalité visible.
D’où une interrogation qui ne manquera pas de susciter des réactions : après Cotonou, à quand le tour de Porto-Novo, Abomey-Calavi, Parakou et des autres grandes communes ?
La question est d’autant plus importante que l’assainissement urbain et la libération des emprises publiques nécessitent une action cohérente et durable. La multiplication des installations sur les espaces réservés à la circulation ou à l’usage collectif pose, dans plusieurs localités, des questions de mobilité, de sécurité, de salubrité et d’organisation urbaine.
L’expérience de Cotonou sera donc particulièrement observée. Elle permettra notamment d’apprécier la capacité des autorités à conjuguer sensibilisation, application des règles et accompagnement des acteurs concernés.
Vers une dynamique nationale ?
Le lancement de cette opération pourrait ainsi constituer un signal pour les autres municipalités. Chaque ville étant confrontée à des réalités spécifiques, les modalités d’intervention peuvent naturellement différer. Mais l’objectif demeure le même : préserver les espaces publics et garantir leur accessibilité à tous.
En attendant de voir quelles autres communes emboîteront le pas à Cotonou, la capitale économique ouvre une nouvelle séquence dans la gestion de son domaine public.
Après des mois de sensibilisation, Cotonou passe à l’action. La prochaine étape pourrait-elle concerner les autres grandes villes du Bénin ?
Soyez le premier à commenter cet article