Après l’Atacora, le président du Conseil économique et social (CES), Abdoulaye Bio Tchané, a poursuivi vendredi 28 août 2026, à Djougou, sa tournée de lancement des activités des Conseils départementaux. Face aux conseillers de la Donga, il a décliné les grandes orientations de la huitième mandature, avec un accent particulier sur l’utilité de l’institution, la proximité avec les citoyens et la prise en compte des préoccupations locales.
La huitième mandature du Conseil économique et social poursuit son déploiement dans les départements. Après l’étape de l’Atacora dans la matinée, le président du CES, Abdoulaye Bio Tchané, a mis le cap sur la Donga, vendredi 28 août, pour lancer officiellement les activités du Conseil départemental. La rencontre, organisée à la préfecture de Djougou, a réuni plusieurs autorités administratives et locales, dont le deuxième vice-président du CES, Pascal Essou, la préfète de la Donga, Déré Lydie M. Chabi Nah, les maires du département, les membres de la Conférence administrative départementale ainsi que le Secrétaire général et des cadres techniques du CES.
À l’ouverture des travaux, le coordonnateur départemental, Dramane Ouolou, a souhaité la bienvenue au président du CES et à sa délégation. Il a réaffirmé la détermination des conseillers départementaux à accompagner la nouvelle dynamique impulsée à l’institution. « Ici, dans le département de la Donga, nous voudrions vous donner l’assurance que les fruits porteront la promesse des fleurs, en prenant l’engagement de remplir notre mission avec loyauté et efficacité », a-t-il assuré.
La Donga expose ses défis au président du CES
Prenant la parole, la préfète de la Donga, Déré Lydie M. Chabi Nah, a salué l’élection d’Abdoulaye Bio Tchané à la tête du CES et lui a souhaité plein succès dans l’exercice de son mandat. Elle a également présenté les potentialités du département, tout en mettant en lumière certaines préoccupations qui affectent les populations.
Au nombre de ces défis figurent notamment la situation de la jeunesse, l’employabilité et l’émigration. Des questions qui, selon l’autorité préfectorale, nécessitent une attention particulière et une réflexion concertée. « Nous fondons beaucoup d’espoir sur le CES sous votre leadership », a déclaré la préfète de la Donga.
L’utilité, première boussole de la huitième mandature
Face aux conseillers départementaux, Abdoulaye Bio Tchané a ensuite exposé les grandes lignes de sa vision pour le CES. Quatre priorités structurent cette ambition : l’utilité, la proximité citoyenne, le dialogue interinstitutionnel et le rayonnement international.
Le président du CES a particulièrement insisté sur la notion d’utilité. Pour lui, l’institution ne saurait se limiter à un rôle de consultation. Elle doit également être capable d’anticiper les mutations de la société et de se saisir des urgences qui interpellent la Nation.
Environnement, jeunesse, emploi, souveraineté alimentaire, sécurité, défense et inclusion sociale figurent ainsi parmi les enjeux auxquels le CES doit contribuer par ses réflexions et ses avis.
Abdoulaye Bio Tchané a également présenté les premiers acquis de la huitième mandature. Il a notamment cité l’adoption du nouveau règlement intérieur du CES et sa déclaration de conformité à la Constitution par la Cour constitutionnelle. À cela s’ajoute le lancement du processus d’élaboration du Plan stratégique 2027-2031, qui doit constituer la feuille de route de l’institution pour les cinq prochaines années.
Les conseillers départementaux, trait d’union avec les populations
Dans cette nouvelle dynamique, les Conseils départementaux occupent une place centrale. Abdoulaye Bio Tchané a invité les conseillers de la Donga à jouer pleinement leur rôle d’interface entre le CES et les populations.
Il leur revient notamment de vulgariser auprès des citoyens les textes, réformes et décisions susceptibles d’avoir un impact sur leur quotidien, mais aussi de recueillir leurs préoccupations et de les transmettre fidèlement à l’institution.
« Votre rôle, à cet égard, se joue sur deux fronts qui se répondent. Sensibiliser, d’abord […] Écouter, ensuite : recueillir, sur ces mêmes textes, leurs interrogations, leurs réserves, leurs attentes, et me les faire remonter sans les déformer », a expliqué le président du CES.
Une mission qu’il résume en une formule : « Par vous, le CES explique. Par vous, la population est entendue. »
Jeunesse, emploi et émigration au cœur des échanges
La rencontre s’est achevée par une séance d’échanges directs entre les responsables du CES et les conseillers départementaux de la Donga. Les discussions ont porté sur les principales préoccupations du département, notamment celles relatives à la jeunesse, à l’employabilité et à l’émigration.
Les conseillers ont également soulevé des questions liées aux conditions de fonctionnement de leur coordination et aux moyens nécessaires pour renforcer l’efficacité de leur action sur le terrain.
La réforme institutionnelle ayant consacré l’intégration de la Médiation de la République au CES a également fait l’objet d’échanges. Le deuxième vice-président, Pascal Essou, a apporté des précisions sur les implications de cette réforme prévue par la nouvelle loi organique. Il a notamment expliqué que la Médiation de la République, en tant qu’institution distincte, n’existe désormais plus et que son personnel est intégré à celui du CES.
Rapprocher le CES des citoyens
Avec cette étape de Djougou, Abdoulaye Bio Tchané poursuit ainsi son ambition de faire des Conseils départementaux des relais efficaces de l’action du CES dans les territoires.
Au-delà de l’installation institutionnelle, la démarche vise à renforcer l’écoute des populations, à mieux faire remonter les réalités locales et à inscrire l’action du CES dans une logique de proximité. Une orientation qui traduit la volonté de la huitième mandature de faire de l’institution un espace davantage connecté aux préoccupations quotidiennes des citoyens et aux grands défis du développement national.
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