Vu de l’extérieur, on ne voit qu’une marée humaine. Vu sous l’angle d’un manager public, on découvre plutôt une véritable leçon de gouvernance de terrain. Les récentes immersions du président Romuald Wadagni à Parakou illustrent trois pratiques managériales particulièrement efficaces.
1. Le management par déambulation
Sortir des bureaux et s’affranchir des filtres bureaucratiques permet de capter les signaux faibles directement à la source. Aller à la rencontre des citoyens, observer leur quotidien et échanger avec eux constituent une forme d’écoute active portée à son paroxysme.
2. L’agilité relationnelle
Humaniser la fonction présidentielle, c’est aussi savoir réduire la distance entre l’autorité publique et les citoyens, en s’affranchissant, lorsque les circonstances le permettent, des protocoles trop rigides.
Rompre avec la distance institutionnelle peut contribuer à désamorcer la défiance et à créer un capital de confiance immédiat. Le contact direct devient alors un véritable outil de management et de gouvernance.
3. L’alignement territorial
Marquer une présence forte sur le terrain, notamment dans les espaces où se jouent l’économie réelle et la cohésion nationale, permet de mieux comprendre les réalités vécues par les populations.
En politique comme en entreprise, la performance ne se pilote pas uniquement derrière un écran ou depuis un bureau. Elle se construit également au contact du terrain, au plus près des réalités et des attentes des citoyens.
Au-delà du simple bain de foule, les déplacements du président Romuald Wadagni à Parakou peuvent ainsi être perçus comme l’expression d’une approche pragmatique de la gouvernance : écouter, comprendre, dialoguer et agir. Une méthode qui, loin des postures de salon, rappelle qu’un responsable doit aussi savoir aller vers ceux qu’il dirige.
Alexandre DEHOUINDJI
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