À quelques jours de l’ouverture officielle de la campagne électorale, le candidat de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni, entame une étape décisive de sa conquête du pouvoir. Il procédera, ce vendredi, au lancement officiel de sa campagne dans la ville de Kandi, au nord du Bénin.
Ce choix stratégique n’est pas anodin. Kandi, carrefour politique et symbolique du septentrion, s’annonce comme le point de départ d’une mobilisation nationale que le candidat entend inscrire dans la continuité des réformes engagées depuis 2016 sous le président Patrice Talon.
Soutenu par les formations politiques de la majorité, notamment l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) et le Bloc Républicain (BR), Romuald Wadagni aborde cette campagne avec l’ambition de consolider les acquis économiques et d’ouvrir une nouvelle phase de développement pour le pays. Déjà présenté comme le dauphin du régime en place, il devra convaincre un électorat appelé aux urnes le 12 avril 2026, date fixée pour l’élection présidentielle.
Le lancement de la campagne à Kandi devrait mobiliser une forte délégation de responsables politiques, de militants et de sympathisants venus de diverses régions. Ce premier grand rassemblement constituera un test de popularité pour le candidat, mais aussi un signal fort envoyé à ses adversaires dans un contexte électoral marqué par une compétition entre continuité et alternative politique.
Cette entrée en campagne intervient après la présentation récente de son projet de société, dans lequel il met l’accent sur la transformation économique, l’emploi des jeunes et l’amélioration des conditions sociales des populations. À travers ce programme, Romuald Wadagni entend traduire les performances macroéconomiques enregistrées ces dernières années en progrès concrets pour les Béninois.
Face à lui, l’opposition s’organise également pour peser dans le débat électoral, annonçant une confrontation politique qui s’annonce intense à mesure que l’échéance approche.
Le rendez-vous de Kandi marque ainsi le début d’une campagne où chaque geste, chaque discours et chaque mobilisation compteront dans la course à la magistrature suprême.
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