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ÉLECTIONS LÉGISLATIVES AU BÉNIN : REPRÉSENTATION FÉMININE : UNE STAGNATION PERSISTANTE MALGRÉ LES RÉFORMES

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES AU BÉNIN : REPRÉSENTATION FÉMININE : UNE STAGNATION PERSISTANTE MALGRÉ LES RÉFORMES

La Cour constitutionnelle a rendu publics les résultats définitifs des élections législatives, confirmant une nouvelle configuration politique dominée par deux formations. Seuls le Bloc Républicain (BR) et l’Union Progressiste – Le Renouveau (UP-R) ont réussi à franchir le seuil légal de 20 % des suffrages exigé dans chacune des circonscriptions électorales.

Au terme du scrutin, l’UP-R s’impose largement avec 60 sièges à l’Assemblée nationale, tandis que le Bloc Républicain en obtient 49, portant à 109 le nombre total de députés pour la 10e législature.

Une présence féminine en recul discret mais révélateur

Parmi les 109 parlementaires élus, 28 sont des femmes, soit un taux de représentation féminine de 25,69 %. Ce chiffre marque une légère baisse comparativement à la législature précédente, où 29 femmes siégeaient à l’Assemblée nationale, représentant alors 26,61 %. La régression, bien que marginale (0,92 %), confirme une tendance à la stagnation du leadership politique féminin.

Le quota légal face à ses limites

Introduit lors des élections législatives de 2023, l’article 144 du Code électoral réserve 24 sièges exclusivement aux femmes, une avancée notable dans la quête de l’équité de genre. Toutefois, les résultats actuels révèlent les limites de cette approche. En dehors des sièges réservés, les partis politiques demeurent peu enclins à promouvoir volontairement les femmes à des positions éligibles.

Dans les faits, la majorité des femmes candidates continuent d’accéder au Parlement essentiellement par le mécanisme du quota, sans véritable dynamique d’intégration sur les listes ordinaires.

Vers une politique de genre plus ambitieuse

La configuration de la 10e législature met en lumière la nécessité d’aller au-delà des dispositions légales. Si le quota constitue un levier important, il ne saurait à lui seul garantir une participation pleine et durable des femmes à la gouvernance politique.

La promotion du genre appelle désormais des actions plus audacieuses : renforcement du leadership féminin, engagement réel des partis politiques, et création d’un environnement favorable à l’émergence des femmes dans les sphères décisionnelles. Autant de défis à relever pour faire de la représentativité féminine un pilier effectif de la démocratie béninoise.

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