UP LE RENOUVEAU
QUAND LES DÉSIGNATIONS DES CHEFS DE QUARTIER DÉFIENT LES CONSIGNES DE LA HAUTE DIRECTION
Promotion des femmes, respect des choix locaux et transparence : Joseph DJOGBÉNOU attendu sur l’application des directives
La révision des désignations des chefs de quartier et de village au sein de l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) soulève des interrogations dans certaines structures locales. Alors que le président du parti, Joseph DJOGBÉNOU, aurait donné des orientations en faveur d’une meilleure représentation des femmes, tout en évitant d’écarter injustement les responsables ayant obtenu le soutien de leur base, des contestations émergent autour de la fiabilité de certains rapports transmis.
Des directives claires, une application contestée
La Haute Direction de l’UP-R aurait recommandé aux bureaux des sections, aux membres des comités d’appui aux désignations ainsi qu’aux membres de la DEN concernés de procéder à une révision des propositions dans un esprit de transparence totale. L’objectif est de favoriser une représentation plus équilibrée des femmes, sans remettre systématiquement en cause les choix opérés au niveau local.
Cette démarche vise à concilier plusieurs exigences : la promotion du leadership féminin, la prise en compte des réalités de terrain et le respect des orientations des instances dirigeantes. Toutefois, des interrogations se font jour quant à la manière dont ces recommandations seraient traduites dans certaines sections.
Des soupçons de rapports orientés
Dans les milieux concernés, des voix dénoncent des pratiques présumées qui pourraient compromettre la sincérité du processus. Certains responsables locaux sont accusés de transmettre des rapports qui ne refléteraient pas fidèlement les positions exprimées par les militants et les populations. Des soupçons d’influence de certains leaders agissant en coulisses sont également évoqués.
Ces accusations, qui restent à vérifier, appellent à un examen rigoureux des documents et des procédures suivies. Il importe notamment de confronter les rapports aux réalités du terrain, d’entendre les différentes parties et de permettre aux personnes mises en cause de présenter leurs explications.
Car si les désignations doivent être réexaminées, cette opération ne saurait devenir un moyen de régler des différends personnels ou de favoriser certains intérêts au détriment des choix collectifs.
Les femmes au cœur du renouvellement, sans injustice
La promotion des femmes constitue l’un des enjeux majeurs de cette révision. Elle doit permettre à davantage de femmes de prendre part à la gestion des quartiers et des villages, dans le respect des orientations du parti.
Mais cette ambition ne devrait pas se traduire par l’éviction automatique de responsables dont l’ancrage local est reconnu. La recherche d’un équilibre suppose des critères objectifs, une appréciation équitable des candidatures et une prise en compte sérieuse des réalités propres à chaque localité.
L’enjeu n’est donc pas d’opposer les femmes aux responsables déjà en place, mais de garantir un processus qui donne à chacun et à chacune une chance équitable, conformément aux règles et aux directives arrêtées.
La Haute Direction appelée à veiller au respect des consignes
Face aux contestations rapportées, les instances compétentes de l’UP-R sont attendues sur la vérification des rapports et le respect effectif des orientations données. Une clarification des critères de désignation et un contrôle rigoureux des propositions permettraient de réduire les incompréhensions et de prévenir d’éventuelles frustrations au sein des structures locales.
La discipline de parti ne peut véritablement produire ses effets que si les directives sont appliquées de manière cohérente à tous les niveaux. La transparence, quant à elle, exige que les décisions reposent sur des éléments vérifiables plutôt que sur des considérations personnelles ou des rapports contestés.
Un test de crédibilité pour les structures locales
Au-delà de la désignation des chefs de quartier et de village, c’est la crédibilité du mécanisme interne de l’UP-R qui se trouve en jeu. La promotion des femmes, le respect des réalités locales et la loyauté dans la transmission des informations doivent pouvoir avancer ensemble.
Dès lors, une question demeure : les recommandations de la Haute Direction seront-elles appliquées dans toute leur rigueur, ou certaines pratiques locales risquent-elles d’en compromettre l’esprit ?
La réponse dépendra de la capacité des responsables concernés à faire prévaloir l’équité, la transparence et l’intérêt collectif sur toute autre considération. Car, dans cette opération, la confiance des militants se construira avant tout sur la sincérité des rapports et l’impartialité des décisions.