En prélude à l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2026, une mission internationale d’évaluation préélectorale a séjourné au Bénin du 16 au 20 février dernier. Conduite par le National Democratic Institute (NDI), cette initiative visait à apprécier l’état d’avancement des préparatifs électoraux, analyser l’environnement politique et formuler des recommandations pour un scrutin apaisé et crédible.
Un processus électoral en marche
Codirigée par l’ancien président capverdien Jorge Carlos Fonseca et l’ex-cheffe d’État de transition centrafricaine Catherine Samba-Panza, la délégation a multiplié les consultations avec les principales institutions et forces vives du pays.
Les échanges ont notamment concerné la Commission électorale nationale autonome (CENA), la Cour constitutionnelle, les formations politiques, des organisations de la société civile ainsi que des responsables religieux. À l’issue de ces rencontres, la mission observe que les préparatifs du scrutin présidentiel suivent globalement leur calendrier, traduisant un processus électoral en cours de mise en œuvre.
Des préoccupations relevées
Malgré ces avancées, plusieurs inquiétudes ont été soulevées par la délégation. Le NDI évoque un cadre juridique jugé restrictif pour la compétition électorale, ainsi qu’un rétrécissement de l’espace civique et politique consécutif aux réformes intervenues ces dernières années.
La question du système de parrainage, l’absence de certaines forces de l’opposition dans le jeu électoral et une perception de désengagement progressif des citoyens figurent également parmi les points d’attention signalés par la mission.
Appel à des mesures d’apaisement
Composée notamment de Christopher Fomunyoh, Alioune Tine, Sophia Moestrup et Alexis Arieff, la délégation recommande un élargissement de l’espace civique et un meilleur accès des citoyens à des informations fiables sur le processus électoral.
Elle invite par ailleurs la CENA à poursuivre ses efforts pour garantir la transparence et la crédibilité du scrutin, tout en exhortant l’ensemble des acteurs politiques et sociaux à privilégier le dialogue, la paix et la non-violence durant la période électorale.
Vers un consensus durable
Au-delà des échéances immédiates, la mission encourage l’ouverture de consultations nationales approfondies autour des réformes électorales et politiques afin de consolider la confiance entre les acteurs et favoriser le renouvellement du consensus démocratique.
Un rapport détaillé, intégrant les observations et recommandations complètes de la mission, devrait être publié dans les prochaines semaines pour accompagner les différentes parties prenantes vers une présidentielle apaisée.
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