Actualités
+229 01 97 90 46 40

Tribune politique

Mouvements de soutien : une force citoyenne à ne pas mépriser

Mouvements de soutien : une force citoyenne à ne pas mépriser

Alors que certaines voix s’élèvent pour discréditer les mouvements et fan-clubs engagés autour de la candidature de Romuald Wadagni, la réalité du terrain politique béninois démontre pourtant une tout autre vérité. Ces organisations citoyennes constituent aujourd’hui un levier essentiel de mobilisation populaire, d’innovation politique et d’enracinement démocratique.

Des mouvements nés de l’engagement citoyen

Réduire les mouvements de soutien, les clubs électoraux ou encore le fan-club Romuald Wadagni à de simples regroupements opportunistes relève davantage du procès d’intention que de l’analyse politique sérieuse. Depuis plusieurs années, ces organisations jouent un rôle d’interface entre les citoyens et l’action publique.

Dans un contexte où la réforme du système partisan a profondément restructuré la vie politique nationale, de nombreux citoyens ont ressenti le besoin de créer des espaces d’expression complémentaires aux partis politiques traditionnels. Loin d’être une menace, ces cadres permettent d’élargir la participation démocratique.

Ils regroupent des jeunes, des femmes, des acteurs économiques et sociaux qui souhaitent accompagner une vision et non seulement défendre une étiquette partisane.

Un travail de terrain souvent ignoré

Sur le terrain, les mouvements de soutien ne se limitent pas à l’animation politique. Ils organisent des actions sociales, des campagnes de sensibilisation, des activités communautaires et contribuent à vulgariser les réformes économiques et sociales engagées ces dernières années sous la gouvernance du président Patrice Talon.

Le fan-club Romuald Wadagni, comme d’autres initiatives similaires, a permis de rapprocher davantage les populations des débats économiques, notamment autour de la gestion des finances publiques, de l’entrepreneuriat et de la modernisation de l’administration.

Qualifier ces engagements de « pollution politique » revient à ignorer les sacrifices consentis par des citoyens bénévoles qui consacrent leur temps et leurs ressources à défendre une vision de développement.

Complémentarité et non concurrence avec les partis

Les textes de la République reconnaissent aux partis politiques le rôle central dans la compétition électorale. Mais cela ne signifie nullement que les citoyens doivent renoncer à toute forme d’organisation associative ou militante.

Dans toutes les démocraties modernes, les mouvements de soutien accompagnent les candidatures sans se substituer aux formations politiques. Ils constituent souvent des laboratoires d’idées, des relais sociaux et des espaces d’innovation stratégique.

L’équipe de campagne du duo présidentiel pressenti, associant Mariam Chabi Talata, gagnerait d’ailleurs à capitaliser sur cette énergie populaire plutôt qu’à la marginaliser.

Une dynamique populaire indispensable pour 2026

À l’approche des échéances majeures, la mobilisation citoyenne sera déterminante. Aucun projet politique ne peut réussir sans adhésion populaire sincère.

Les mouvements et fan-clubs ne sont pas des adversaires des partis politiques ; ils en sont souvent les meilleurs alliés sur le terrain. Leur diversité traduit la vitalité démocratique du pays et l’intérêt croissant des citoyens pour la chose publique.

Plutôt que de les caricaturer, il serait plus utile de reconnaître leur contribution à la consolidation d’une démocratie participative où chaque citoyen trouve sa place.

Footer - L'Emblème du Jour