Capitale du département de la Donga, Djougou s’impose comme la ville la plus peuplée du Nord-Bénin. Carrefour culturel et économique, elle porte une riche histoire royale et affirme aujourd’hui son dynamisme grâce à de grands projets de développement impulsés ces dernières années.
Située à environ 461 km de Cotonou, aux portes du massif montagneux de l’Atacora, Djougou est l’une des communes majeures du Nord-Ouest béninois. S’étendant sur 3 966 km², elle est entourée par Kouandé et Pehunco au Nord, Bassila au Sud, Sinendé, N’Dali et Tchaourou à l’Est, puis Copargo et Ouaké à l’Ouest. Une position géographique stratégique qui en fait un véritable trait d’union entre plusieurs bassins socio-économiques.
Une mosaïque humaine dominée par les Yom-Lokpa
Djougou demeure un haut lieu de brassage socioculturel. Les Yom-Lokpa, majoritaires avec près de 51 % de la population, cohabitent avec des communautés Dendi et Peulh. La ville accueille également des ressortissants Ditamari, Bariba, Fon, Adja ou encore Yoruba, reflétant son ouverture historique. L’islam est la religion dominante avec plus de 72 % de fidèles.
Une administration vaste et dynamique
Dirigée par le maire Idrissou Yaya depuis 2023, successeur de l’honorable Malick Gomina, la commune la plus peuplée du septentrion compte 33 conseillers communaux et 12 arrondissements : Barei, Bariénou, Bougou, Bélléfoungou, Djougou I, Djougou II, Djougou III, Kolokondé, Onklou, Patargo, Pélébina et Sérou.
Territoire à relief accidenté, ses terres argilo-sableuses et latéritiques sont propices à l’agriculture, activité qui occupe plus de 30 % de sa superficie. Le commerce, notamment porté par la notoriété de ses transporteurs, représente la deuxième source de revenus.
Une histoire marquée par la royauté et la Gaani
Les premiers occupants, les Yowa, fondèrent une cité alors appelée « Zugu », signifiant « forêt » en Dendi. Sous le règne du roi Kpétoni III, Djougou est conquise en 1893 par les Allemands avant de passer sous domination française à la suite d’accords coloniaux.
La dynastie royale reste vivante et l’actuel souverain est Sa Majesté Kpétoni Koda VI. À l’instar de Nikki et d’autres royautés du Nord, Djougou s’affirme également comme une terre de la grande fête de la Gaani, symbole d’identité culturelle et de cohésion des peuples.
Des transformations visibles à l’ère du Nouveau Départ
Depuis l’avènement du président Patrice Talon, la commune bénéficie d’investissements structurants qui modernisent son paysage urbain et renforcent l’accès aux services essentiels :
Réhabilitation de la route Dassa–Savalou–Djougou sur 255,732 km
Construction d’un marché moderne : 425 places, 4 700 m² d’emprise au sol et 7 200 m² de couverture
Stade omnisports flambant neuf : 3 000 places, gazon synthétique, piste d’athlétisme de 8 couloirs, aires multisports, blocs sanitaires et administratifs, logements et infrastructure hydraulique
Renforcement de l’alimentation en eau potable : 5 000 m³/jour produits par la SONEB, plus de 14 000 ménages desservis dès 2019
Autant d’infrastructures qui renforcent l’attractivité économique et sociale de cette cité en pleine expansion.
Djougou, cité d’histoire et d’avenir
Terre d’hospitalité, de traditions vivantes et d’opportunités, Djougou poursuit sa métamorphose. Forte de son dynamisme démographique et de son ouverture sur le monde, elle s’affirme plus que jamais comme l’un des piliers du développement du Nord-Bénin.
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