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REJET DU BUDGET RECTIFICATIF AU SÉNÉGAL

DIOMAYE FAYE FACE À L’OPTION DE L’ORDONNANCE

REJET DU BUDGET RECTIFICATIF AU SÉNÉGAL : DIOMAYE FAYE FACE À L’OPTION DE L’ORDONNANCE
Le bras de fer entre l’exécutif sénégalais et l’Assemblée nationale prend une nouvelle tournure. Le mardi 3 novembre 2026, les députés ont rejeté le projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 présenté par le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye. Le scrutin s’est soldé par 109 voix contre, 20 pour et 3 abstentions, sur 132 parlementaires ayant pris part au vote. Cette décision place le chef de l’État devant un défi institutionnel et budgétaire majeur. Alors que le gouvernement entendait réajuster les recettes et les dépenses publiques pour tenir compte des nouvelles contraintes économiques, le refus des députés bloque l’adoption du texte par la voie parlementaire. Face à cette impasse, l’exécutif devra explorer les mécanismes constitutionnels et juridiques susceptibles de permettre la poursuite de l’exécution budgétaire. Le recours à une ordonnance, sous réserve des conditions légales requises, figure parmi les pistes évoquées dans les analyses consacrées à ce blocage. Une autre possibilité réside dans l’engagement de la responsabilité du gouvernement sur le vote du texte, conformément à l’article 86, alinéa 6, de la Constitution. À l’origine du rejet, plusieurs députés ont soulevé des interrogations sur la sincérité des prévisions budgétaires, notamment le déficit annoncé à 7,6 % du PIB et le niveau des investissements financés sur ressources extérieures. Des arguments contestés par le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, qui défend la nécessité des ajustements proposés. À l’issue du scrutin, le ministre a indiqué que le président Bassirou Diomaye Faye « va assumer ses responsabilités et prendra les dispositions qu’il faut », sans préciser la nature des mesures envisagées. Au-delà du désaccord sur les chiffres, ce nouvel épisode révèle les tensions entre le gouvernement et l’Assemblée nationale, dans un contexte où l’adoption de la loi de finances rectificative est également importante pour les discussions avec le Fonds monétaire international (FMI). Désormais, tous les regards sont tournés vers le palais présidentiel. Bassirou Diomaye Faye devra déterminer la voie juridique et institutionnelle à suivre pour sortir de cette impasse et assurer la continuité de la gestion des finances publiques.
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