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COOPÉRATION FRANCOPHONE ET DÉVELOPPEMENT DURABLE

De retour de Bucarest, Bio Tchané plaide pour un CES plus utile aux populations

De retour de Bucarest, Bio Tchané plaide pour un CES plus utile aux populations

Au terme de sa participation à l’Assemblée générale de l’Union des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires francophones (UCESIF), le président du Conseil économique et social (CES) du Bénin, Abdoulaye Bio Tchané, dresse un bilan satisfaisant de sa mission. Entre partage d’expériences, promotion de la paix et renforcement de la coopération institutionnelle, il réaffirme sa volonté de faire du CES une institution davantage tournée vers les préoccupations des citoyens.


Le Conseil économique et social du Bénin entend consolider son rôle dans la prise en compte des préoccupations des populations et la formulation de recommandations utiles aux décideurs publics. C’est l’un des principaux enseignements que le président de l’institution, Abdoulaye Bio Tchané, tire de sa participation à l’Assemblée générale de l’UCESIF, tenue à Bucarest. À son retour, il met en avant les acquis de cette rencontre internationale et les perspectives qu’elle ouvre pour le CES béninois.


Une participation porteuse d’enseignements


Pour Abdoulaye Bio Tchané, cette mission a été marquée par un double sentiment de satisfaction et de responsabilité. Satisfaction, parce que le Bénin a pu faire entendre sa voix et partager ses positions sur les différents sujets abordés. Responsabilité, parce que les échanges ont révélé que les défis auxquels le pays est confronté sont également partagés par plusieurs institutions similaires de l’espace francophone.


Cette convergence de préoccupations a favorisé des discussions enrichissantes autour des expériences nationales, des bonnes pratiques et des solutions mises en œuvre par les différents Conseils économiques et sociaux. Une dynamique qui, selon le président du CES, offre des possibilités concrètes d’apprentissage mutuel et d’amélioration des pratiques institutionnelles.


Le CES, un maillon essentiel du dialogue public


Au cours des travaux, la délégation béninoise a rappelé l’importance des Conseils économiques et sociaux dans les mécanismes de consultation et de représentation des préoccupations des populations. Ces institutions ont vocation à éclairer les décisions publiques à travers des avis et des recommandations susceptibles d’aider les autorités compétentes à mieux répondre aux attentes des citoyens.


Abdoulaye Bio Tchané a également salué les organisateurs de cette rencontre, en particulier Eugène Aka Aouélé, président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) de Côte d’Ivoire et président de l’UCESIF. Une reconnaissance qui souligne l’importance du travail de concertation engagé entre les institutions membres.


Paix et développement durable : un même combat


Parmi les principales orientations retenues à l’issue des échanges figurent le développement durable et la contribution des institutions consultatives à la préservation de la paix. Pour Abdoulaye Bio Tchané, ces deux enjeux sont étroitement liés. Dans un environnement international marqué par de multiples crises, la paix demeure une condition indispensable à la stabilité et à la réalisation des ambitions de développement.


Cette vision rejoint les préoccupations du CES du Bénin, qui entend participer activement à la réflexion sur les grands défis économiques et sociaux du pays. Le président de l’institution insiste notamment sur un objectif central de sa mandature : rendre le CES toujours plus utile aux populations.


Des retombées attendues pour les citoyens


Au-delà de la représentation institutionnelle du Bénin à l’étranger, la participation à l’Assemblée générale de l’UCESIF doit, selon le président du CES, se traduire par une meilleure prise en compte des réalités vécues par les compatriotes.


L’ambition est de rapprocher davantage l’institution des citoyens, de recueillir leurs préoccupations, de formuler des avis pertinents et de contribuer, en collaboration avec les autorités compétentes, à la recherche de solutions adaptées. Cette démarche s’inscrit, souligne-t-il, dans l’esprit des réformes en cours et dans la volonté de renforcer l’efficacité de l’action institutionnelle.


L’enjeu est donc de faire du CES un cadre d’écoute, d’analyse et de proposition, capable d’apporter une contribution concrète à l’amélioration des conditions de vie des populations.


L’UCESIF, un cadre à consolider


Pour l’avenir, Abdoulaye Bio Tchané souhaite voir l’UCESIF poursuivre et intensifier sa mission de dialogue, de coopération et de partage d’expériences entre ses institutions membres. Les échanges de Bucarest ont notamment permis de découvrir des réponses développées par certains homologues face à des difficultés comparables à celles rencontrées au Bénin.


La capitalisation de ces expériences apparaît ainsi comme une piste importante pour améliorer les méthodes de travail et renforcer la capacité des institutions à répondre aux attentes de leurs populations respectives.


Au terme de cette mission, le président du CES retient donc une conviction majeure : la coopération entre les Conseils économiques et sociaux ne doit pas se limiter aux échanges institutionnels. Elle doit surtout contribuer à rendre ces organes consultatifs plus performants, plus proches des citoyens et plus aptes à accompagner les politiques de développement.


À Bucarest, le Bénin a ainsi réaffirmé sa volonté de participer pleinement à cette dynamique francophone, avec pour ambition de transformer les enseignements de la coopération internationale en avancées utiles pour ses populations.

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